GIMP, un puissant éditeur d’image gratuit

GIMP est un outil d’édition et de retouche d’image pour Windows, Mac OS X, GNU/Linux et d’autres systèmes d’exploitation encore.

C’est un logiciel gratuit, vous pouvez modifier son code source et distribuer vos propres versions. Que vous soyez un graphiste, un designer, un photographe ou un scientifique, GIMP vous propose des outils professionnels qui remplissent parfaitement leurs tâches.

Vous pouvez améliorer votre productivité avec GIMP grâce à ses très nombreuses options et grâce aux nombreux plugins qui lui ajouteront de nouvelles options et fonctionnalités.

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interface de gimp windows

Doté d’une interface sobre, les caractéristiques techniques de GIMP sont très nombreuses.

Caractéristiques de GIMP

Les outils de GIMP pour la retouche d’image sont accessibles via la barre d’outil, les menus et les fenêtres de dialogue Windows.

Elles incluent des filtres et des pinceaux, tout comme des options de transformation, de sélection, de calque et de masque.

La couleur

Il y a différentes manières de sélectionner des couleurs, comme dans des palettes ou encore en utilisant l’outil pipette pour sélectionner une couleur déjà présente dans un document.

Sont intégrés en natif dans GIMP la sélection de couleurs RGB/HSV, les flous, la quadrichromie (ou CMYK disponible en « sélection en roue »).

Les couleurs peuvent également être choisies par leurs codes hexadécimaux qui sont utilisés en langage HTML et CSS.

GIMP supporte nativement les couleurs indexés et les couleurs RGB.

Les autres couleurs qui sont supportés utilisent un système de décomposition qui utilise une chaîne par couleur ce qui fait qu’une nouvelle couleur devient alors une image en noir et blanc.

CMYK, LAB et HSV (Hue, Saturation, Value) sont supportés de cette manière. Les mélanges de couleurs peuvent être obtenus en utilisant l’outil Mélange, en appliquant un dégradé à la surface d’une image et en utilisant les différents modes de couleurs de GIMP.

Les dégradés sont également intégrés dans des outils comme les outils pinceaux, ce qui fait que, lorsque l’utilisateur utilise le pinceau, le dégradé s’obtient tout doucement, petit à petit.

Il y a un bon nombre de dégradés par défaut inclus dans GIMP. Un utilisateur a la possibilité également de créer ses propres dégradés grâce aux outils fournis par GIMP.

Des plugins pour obtenir de nouveaux dégradés sont également disponibles.

gimp parametres de couleurs

Beaucoup de paramétrages disponibles pour des rendus de couleurs optimaux.

Sélections et sélections multiples

GIMP inclus bien évidemment les grands classiques de la sélection avec l’outil de sélection rectangulaire et circulaire, l’outil de sélection libre (au curseur) mais aussi l’outil magique qui sélectionne automatiquement des portions de vos images.

Il existe donc des options avancées qui se basent sur une sélection qui suit la continuité de couleurs déjà présentes.

L’outil ciseau par exemple permet d’obtenir des sélections semi-automatiques de zones à fort contraste de couleur.

GIMP permet également d’appliquer des masques pour utiliser l’outil pinceau et ainsi ne peindre qu’une zone précise d’un calque.

C’est comme si visuellement on appliquait une couche pour recouvrir l’existant.

L’outil « premier plan » est une implémentation de SIOX (Simple Interactive Object Extraction), une méthode utilisée pour obtenir des extractions de premier plan comme une personne ou un arbre sur une photo.

L’outil de sélection par points (ou « chemin » pour « path ») permet de pouvoir créer des vecteurs aussi appelés courbes de Bézier.

Les utilisateurs peuvent donc utiliser plusieurs points pour pouvoir faire des sélections complexes, ce qui inclut également la possibilité de se rapprocher au maximum des courbes naturelles.

Il est même possible de nommer ces différents points de sélection pour une réutilisation ultérieure.

outils de sélection de gimp

De nombreux outils de sélection disponibles sous GIMP.

La retouche d’image

Il y a de très nombreux outils de retouche d’image sous GIMP.

Les outils les plus habituels incluent le pinceau, l’outil crayon, l’outil aérographe (ou « spray »), la gomme et l’outil « encre » utilisé pour créer ou mélanger des pixels.

L’outil de remplissage peut être utilisé quant à lui pour modifier une couleur sur toute une zone qui contient le même profil de couleur.

L’outil mélange permet de remplir une zone sélectionnée par un dégradé de couleur.

Ces transitions de couleurs peuvent être appliquées à des régions ou à des sélections par points (chemins) de petites tailles.

GIMP propose également des outils « intelligents » qui utilisent des algorithmes bien plus complexes car, sans eux, résoudre certaines tâches seraient trop long en terme de temps ou carrément impossible.

On retrouve donc :

  • l’outil duplication qui copie les pixels en utilisant un pinceau
  • le pinceau correcteur qui copie les pixels depuis une zone et corrige les tons et couleurs
  • l’outil de duplication de perspectives qui fonctionne comme l’outil de duplication normal mais qui fait des corrections également sur des changements de distanciation des pixels
  • d’autres outils encore pour éclairer des pixels ou au contraire les obscurcir, pour ajouter du flou, etc.

Les calques, les masques et les chaînes

Une image qui est éditée sous GIMP peut consister en la superposition de plusieurs calques.

Le manuel utilisateur suggère d’ailleurs que « une bonne manière de penser une image GIMP est de la penser en un empilement de calques » ce qui en terminologie GIMP se traduit par le fait que chaque calque est en réalité une couche de transparence.

Chaque calque dans une image est fait de plusieurs chaînes. Dans une image en RGB, il y a normalement 3 ou 4 chaînes, chacune d’elles étant en rouge, vert et bleu.

Les couleurs des sous-calques ressemblent à différentes images légèrement grises, mais misent ensemble elles forment une image complète.

La quatrième chaîne qui peut faire partie d’un calque est la chaine alpha (ou « layer mask »). Cette chaîne sert à déterminer l’opacité quand une partie ou une image entière peut être totalement visible, partiellement visible ou invisible.

Chaque calque possède un « mode calque » (layer mode) qui peut être paramétré pour modifier les couleurs d’une image.

Les calques de texte peuvent être créés en utilisant l’outil texte, ce qui permet de pouvoir ajouter du texte sur une image.

Les calques de textes peuvent être transformés de bien des manières.

Automatisation, scripts et plugins

GIMP possède approximativement 150 effets standards et filtres, incluant le drop shadow, le blur et le motion blur.

Les opérations que traite GIMP peuvent être automatisées en scripts et cela en plusieurs langages.

Par exemple, GIMP peut recevoir des scripts en Perl, Pyhton (Python-Fu), ou en Tcl en utilisant des interpréteurs externes à GIMP.

De nouvelles fonctionnalités peuvent ainsi être ajoutées à GIMP et pas uniquement en modifiant son code source disponible.

Il est tout à fait possible de créer des plugins pour GIMP. Ce sont des programmes externes qui sont exécutés et contrôlés par le programme principal de GIMP, MathMap est un exemple de plugin qui a été écrit en langage C.

Le GEGL (Generic Graphics Library) a été intégré à GIMP dès la version 2.6. Cette première intégration n’exploitait pas encore toutes les capacités de GEGL. C’est après la version 2.6 de GIMP que GEGL a permis des opérations en très haute résolution au niveau des couleurs.

Lorsque GEGL est totalement intégré, GIMP permet une profondeur des couleurs et des transferts avec moins de pertes de données.

GIMP 2.8.xx ne supporte que les couleurs 8 bits, ce qui est moins que ce que fournissent les appareils photos numériques (12 bits et plus). La possibilité d’atteindre une plus grande profondeur de couleur que 8 bits est disponible avec les versions actuelles Gimp 2.10.

Pour des accélérations, OpenCL est disponible pour certaines opérations.

exportation avec gimp

Des paramétrages très précis pour la qualité des exports.

Formats de fichier

GIMP permet d’importer et d’exporter un très large éventail de différents formats de fichier.

Le format natif de GIMP en XCF est conçu pour conserver toutes les informations que GIMP peut contenir à propos d’une image.

La capacité d’importer et d’exporter dans des formats de fichiers supplémentaires qui ne sont pas natifs signifie qu’il faut passer par des plugins.

La taille des fichiers XCF est désormais étendue à plus de 4Gb depuis la version 2.9.6 et sur toutes les versions issues de la version 2.10.x stable.

gimp divertissement

Travailler sous GIMP peut être un véritable divertissement.

Travailler ses fichiers image d’une manière optimale avec GIMP

Pour l’importation et l’exportation sous GIMP

GIMP permet d’importer et d’exporter des images dans des formats tels que le BMP, JPEG, PNG, GIF, TIFF et HEIF, en plus des formats issus de diverses applications comme Autodesk, PaintShop Pro, Adobe Photoshop.

Les autres formats que l’on peut modifier sont des fichiers PostScript, X bitmap, XWD et PCX. GIMP peut également lire et écrire des informations depuis des fichiers SVG et écrire/lire les fichiers ICO de Windows.

Pour l’importation de fichiers sous GIMP

GIMP peut importer des documents d’Adobe PDF et les formats d’image bruts utilisés par les appareils photo numériques, mais il ne peut pas sauvegarder de fichiers dans ces formats.

Un plugin open source, UFRaw, apporte cette compatibilité et arrive bien souvent à être mise à jour plus rapidement pour les nouveaux modèles d’appareils photo numériques que pour le plugin UFRaw d’Adobe.

Pour les exportations d’images avec GIMP

GIMP peut exporter en MNG les images avec calques (pour les versions sous Linux uniquement) et en HTML (comme table avec des cellules colorées), en fichier en langage C pour être un code source utilisable ou en ASCII Art (en utilisant un plugin qui représente les images avec des caractères et des marques de ponctuations) bien que GIMP ne puisse lire ces formats.

une multitude d'options avec gimp

Toujours plus de possibilités grâce aux forks et portages de GIMP.

Les forks de GIMP et autres logiciels dérivés

C’est parce que GIMP est par nature gratuit et open source (libre) que plusieurs forks, variantes et dérivés ont été créés pour coller au mieux aux besoins des utilisateurs.

Bien que GIMP soit disponible et surtout connu pour son utilisation sur des systèmes d’exploitation populaires comme Microsoft Windows, Mac OS et Linux, il existe des variantes très spécifiques à un OS en particulier. Ces variantes ne sont ni hébergées ni listées sur le site officiel de GIMP.

Les variantes et forks les plus connus de GIMP sont :

  • CinePaint : De son ancien nom « Film Gimp », est un fork de GIMP version 1.0.4, utilisé pour de la retouche image par image de longs métrage. CinePaint supporte jusqu’à 32 bits (par chaîne) de profondeur de couleurs (par virgules flottantes IEEE), tout comme le HDR. CinePaint est utilisé essentiellement dans l’industrie cinématographique car il est reconnu comme apportant un rendu plus fidèle. Il est disponible pour les systèmes d’exploitation BSD, Linux et Mac OS.
  • GIMP Classic : Il s’agit d’un patch qui a pour effet d’annuler toutes les améliorations du code source de GIMP dans sa version 2.6.8. Il s’agissait essentiellement de changements dans l’interface graphique et ce patch permet de passer de l’interface de GIMP 2.6 vers GIMP 2.4. Il existe une version binaire pour Ubuntu. Depuis mars 2011 il est d’ailleurs possible de télécharger ce patch anti-GIMP v2.7.
  • GIMP Portable : Une version portable de GIMP existe pour Microsoft Windows XP et + qui peut garder en mémoire vos paramétrages (de pinceaux ou vos préférences de couleurs) d’un ordinateur à l’autre ! Extrêmement pratique donc.
  • GIMPshop: C’est un dérivé de GIMP qui sert à répliquer une certaine « forme et style » d’interface graphique proche d’Adobe Photoshop. Le développement de Gimpshop a été cependant arrêté en 2006 et le projet totalement désavoué par le développeur, Scott Moschellas, suite au fait qu’un nom de domaine du nom de ce dérivé fut sorti avec un appel au don au nom du logiciel sans que son auteur n’en touche un centime. Il y eut également des revenus publicitaires générés sur ce site internet qui se faisait passer comme « officiel » et dont l’auteur ne touchait là aussi aucun centime pour un logiciel pourtant gratuit.
  • GimPhoto : GimPhoto continue tout simplement le projet de GIMPshop afin de proposer sous GIMP une interface utilisateur proche de Photoshop. Plus de modifications et de personnalisations sont possibles avec l’outil GimPad. GimPhoto est disponible dès la version 24.1 pour Linux et Windows (basé sur GIMP v2.4.3) et dès la version 26.1 pour MacOS (basée sur GIMP v2.6.8). Il y a un lanceur d’installation (un « installer ») pour Windows 7, 8.1 et 10, pour MacOS 10.6 et +, pour Ubuntu 14 et Fedora, ainsi que le code source (puisque open-source comme GIMP). Un seul développeur travail à ce projet, pour l’instant il n’y a pas encore de mise à jour de prévu pour GIMP 2.8 ou 2.9.
  • Instrumented GIMP (ingimp) : Projet de l’université de Waterloo pour suivre et envoyer des rapports sur les interactions entre utilisateurs et logiciel, Ingimp a pour but de créer des statistiques détaillées à propos de l’utilisation de GIMP. La collecte des données a commencée depuis le 5 mai 2007 et les statistiques qui en découlent sont consultables gratuitement et librement sur le site du projet (après avoir été rendues anonymes bien évidemment). Le site de Ingimp ne semble cependant plus fonctionner depuis 2014.
  • McGimp : Un projet totalement indépendant qui est en fait un portage pour disposer d’un GIMP totalement conçu pour MacOS. A été ajouté plusieurs fonctionnalités pour ajouter des plugins supplémentaires afin d’optimiser la qualité de vos retouches photos sous Mac OS.

Des extensions qui font honneur à The GIMP

  • GIMP Animation Package (GAP) : C’est un plugin (une extension) qui sert à créer des animations. GAP peut sauvegarder vos animations dans plusieurs formats, tel que le GIF ou l’AVI. Le fonctionnement de ces animations repose sur le système de calques de GIMP et sur ses capacités à nommer en détail ces calques pour les hiérarchiser par numération. Les animations sont créées comme si chacun des calques est en lui-même une animation à part (en d’autres termes on pourrait dire que chaque calque est une « cellule » de l’animation), ou en manipulant chaque fichier numéroté et correctement nommé comme s’ils étaient des frames de la vidéos : mouvement, rotation, retournement, changement de couleur, application de filtres, etc… aux calques tout en tirant avantage de l’interpolation des appels de fonctions (en usage extensible), en définissant la fréquence d’images. Les résultats de vos projets peuvent être enregistrés comme fichier GIF ou encodés dans un fichier vidéo. GAP propose également des calques de transitions, de changer les fréquences des images, de modifier les chemins, de créer des animations sophistiqués selon la complexité désirée, etc.
  • GIMP Paint Studio (GPS) : Une belle collection de pinceaux et de paramétrages des outils de GIMP pour une meilleures utilisation de ceux-ci à destination des artistes et des graphistes. Il permet d’automatiser les tâches répétitives et peut sauvegarder les paramétrages de vos outils d’une session à l’autre.
  • Resynthesizer : Voici un superbe set de plugins qui ont été originellement développés dans le cadre de la thèse du Professeur Paul Harrison. Il apporte un degré supplémentaire de détails en rendant GIMP plus « compréhensif des contextes dans lequel il opère » pour, par exemple, permettre l’utilisation de l’outil de transparence avec une prédication plus précise de l’outil pour délimiter les zones. Les détails sont d’ailleurs très bon également dans le domaine de la sélection ou pour redimensionner vos photos (les autres plugins spécialisés dans ce domaine sont compatibles avec celui-ci). D’autres utilisations de ce plugin sont par exemple la création de texture, pour enlever des objets pour de la retouche photo, ou encore pour la création d’images à thème. Ce plugin est désormais maintenu à jour par Lloyd Konneker.
  • G’MIC : Il s’agit d’un plugin GIMP open-source pour le traitement des images qui apporte plusieurs centaines de filtres pour s’inspirer et jouer sur les paramètres pour faire des tests.
gimp logiciel de retouche image gratuit

Toute la retouche d’image en un logiciel gratuit : c’est la promesse que tient GIMP.

Les qualités de GIMP en résumé

Des retouches photo d’une très haute qualité : GIMP fourni tous les outils nécessaires pour de la retouche photo de grande qualité.

Depuis la retouche simple à la restauration d’œuvres originales, votre imagination sera votre seule limite.

Des créations artistiques originales : GIMP donne aux artistes la possibilité et les moyens de transformer des images en des créations véritablement uniques.

Pour vos éléments graphiques et de design : GIMP est également utilisé pour la création d’icônes, d’éléments graphiques pour des interfaces graphiques et des maquettes.

Plusieurs langages de programmation : GIMP est d’une très grande finesse et qualité pour de la retouche par script avec le support de plusieurs langages comme C, C++, Perl, Python, Scheme et d’autres encore !

Un classique de la PAO : GIMP vous permet de jouir d’une reproduction très fidèle des couleurs pour vos impressions et vos medias digitaux.

Il est parfait en complément d’autres logiciels comme Scribus, Inkscape et SwatchBooker.

Scribus, Inkscape et SwatchBooker sont d’autres logiciels open source complémentaires de GIMP dans le domaine de la PAO.

Les avis des professionnels par rapport à GIMP

GIMP est idéal en environnement professionnel et est régulièrement examiné justement par les professionnels.

Il a souvent été comparé ou suggéré en remplacement d’Adobe Photoshop.

GIMP possède en effet des fonctions très similaires à Photoshop, mais son interface utilisateur reste cependant très différente (on parle même d’un « état d’esprit GIMP »).

GIMP 2.6 a été utilisé pour produire pratiquement toutes les images de Lucas the Game, un jeu vidéo indépendant développé par Timothy Courtney.

Ce dernier a débuté le développement de Lucas the Game en 2014 et le jeu vidéo fut publié en juillet 2015 sur PC et Mac.

Courtney expliqua alors à quel point GIMP est pour lui un outil surpuissant, absolument capable de fournir des résultats impeccables sur des projets professionnels d’envergures tel que pour la conception de jeux vidéo.

Le « mode fenêtre unique » est sorti avec GIMP 2.8 et a été examiné en 2012 par Ryan Paul de Ars Technica (un site internet pour les professionnels) qui a dénoté que l’expérience utilisateur était « plus simple et moins surchargé » ainsi. Michael Burns, rédacteur pour Macworld en 2014, déclara que le mode fenêtre unique de GIMP 2.8.10 était « une évolution et amélioration majeure » pour le logiciel et le monde du graphisme.

Dans sa critique de GIMP pour ExtremeTech (un weblog de hardware), David Cardinal indique quant à lui que la réputation d’être un outil compliqué avec peu de fonctionnalités « n’a plus lieu d’être depuis plusieurs années déjà », et que « GIMP n’est plus une alternative boiteuse à Photoshop ».

Il encense également le code de GIMP comme l’un de ses points forts principaux, mais a aussi fait remarqué que certaines fonctionnalités de Photoshop, comme l’ajout de texte, de commandes 3D, d’ajustement des calques et de leurs historiques, sont soit moins puissant soit carrément inexistants sous GIMP.

Cardinal préfère en outre la conversion avec UFRaw utilisé par GIMP pour les images raw car « il n’y a rien de terriblement sorcier avec de la patience à comprendre comment utiliser toutes les possibilités avancées de cet outil ».

Cardinal déclara également que « GIMP est suffisamment simple pour être essayé » bien qu’il ne dispose pas d’une documentation et d’un système d’aide aussi élaborés que ceux de Photoshop.

Il conclut que GIMP est « devenu une alternative valable pour quiconque aurait un budget où il n’y aurait pas à acquérir le vaste choix d’outil de la suite d’Adobe ».

mode multifenetre de gimp ubuntu

GIMP en mode multifenêtre sous la distribution Ubuntu.

L’histoire de ce formidable logiciel qu’est GIMP

GIMP est originellement sorti sous la signification « General Image Manipulation Program » en 1995.

GIMP fut développé pour les besoins d’un projet semestriel à l’université de Berkeley pour « the eXperimental Computaing Facility ».

En 1996, GIMP (0.54) sorti comme première version publique. L’année suivante, Richard Stallman se rendit à l’université de Berkeley où il demanda à Spencer Kimball et Peter Mattis (les créateurs de GIMP) si leur logiciel pouvait basculer sous licence GNU (qui n’est ni plus ni moins que le nom du système d’exploitation que Stallman créa).

Richard Stallman approuva dès le départ le projet GIMP qui changea alors la signification de son acronyme pourtant inchangé : GNU Image Manipulation Program.

C’est à ce moment précis que GIMP fut développé gratuitement comme logiciel gratuit du GNU Project.

Le nombre d’architectures et de systèmes d’exploitation qui peuvent accueillir GIMP s’est significativement agrandi depuis la première version du logiciel.

La toute première version supportait déjà les systèmes UNIX, comme Linux, SGI IRIX et HP-UX.

Depuis, nous pouvons également compter sur des versions Microsoft Windows et Mac OS.

Le portage initial sur Windows 32 bits a été rendu possible grâce au développeur finlandais Tor M. Lillqvist en 1997. C’était alors la version GIMP 1.1.

GIMP était développé à l’origine par des développeurs bénévoles et a été associé aux projets GNU mais aussi GNOME.

Le développement est rendu public grâce au code source disponible sous GitHub.

Une très forte communauté vint rejoindre les rangs des développeurs pour fournir scripts, conseils, astuces et surtout tutoriels pour les plus novices.

Le développement de GIMP

Le développement de GIMP continue de manière publique de nos jours avec une gestion qui sépare bien les implémentations sûres des autres aux nouvelles versions.

Il y a donc différentes « branches » de développement, avec une branche principale dirigée par l’équipe de développeurs de GIMP qui s’assure que tout ajout ne peut entrer en conflit avec les fonctionnalités déjà présentes.

C’est pourquoi certaines modifications qui ont pourtant su faire leurs preuves mettent parfois encore plusieurs autres mois ou années avant de sortir dans une version stable de GIMP.

GIMP est lui-même distribué comme code source. Quand un code source est sorti, les installers et packages des différents systèmes d’exploitations sont fabriqué à part, par des équipes qui ne sont pas en contact avec l’équipe assurant le support de GIMP.

retouche de photos avec gimp

Un exemple de retouche d’image pour améliorer la qualité visuelle d’une photo avec GIMP.

Comprendre le sens caché des numéros de versions de GIMP !

Les numéros de versions de GIMP ont des significations bien précises et exprimés dans un format « majeur-mineur-micro ».

Le premier nombre (majeur) n’est utilisé que pour les sorties avec un développement majeurs (nous sommes actuellement à la version 2).

Le second nombre (mineur) est incrémenté à chaque sorties avec des nouvelles options, avec des nombres impairs si il s’agit de versions encore en cours de développement ainsi qu’avec des nombres bien spécifiques qui désignent les versions stables.

Le troisième nombre (micro) est incrémenté avant et après chaque sorties (qui sont le résultat de plusieurs autres sorties avec un nombre pair pour les versions et un nombre impair quand il s’agit d’ajout directs) avec les corrections de bugs qui sont sorties et appliquées aux versions stables.

Une interface utilisateur unique

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’interface graphique de GIMP est parfaitement reconnaissable en comparaison des autres logiciels de retouche d’image.

Son interface a été créée par une équipe totalement dédiée à cette tâche avec l’objectif d’obtenir une convivialité d’utilisation inégalée.

Un groupe de brainstorming fut même créé afin de discuter de toutes les améliorations possibles pour l’interface graphique et utilisateur de GIMP.

Les utilisateurs sont bien évidemment invités à poster leurs suggestions et ainsi participer à l’élaboration d’interfaces toujours plus améliorée.

GIMP se présente de deux manières : en fenêtre unique ou en fenêtre multiple (multifenêtre). GIMP 2.8 propose par défaut le mode fenêtre multiple.

Dans ce mode de fenêtre multiple, tout plein de fenêtres différentes contiennent toutes les fonctionnalités  de GIMP.

Par défaut, outils et paramétrages sont côté gauche et les autres boîtes de dialogue côté droit.

Une partie calque se situe le plus souvent à droite et permet aux utilisateurs de travailler séparément sur différents calques.

Les calques peuvent être édités par un clic droit. Cette partie (fenêtre des calques) est le plus souvent accrochée au dock de droite.

meme interface sur les différentes OS

Sous Windows, Mac ou Linux, on reconnait toujours l’interface de GIMP.

Retrouvez la team GIMP aux LGM

C’est tous les ans que les développeurs de GIMP se rendent à la LGM : the Libre Graphics Meeting, convention annuelle à propos des arts graphiques par outil informatique.

Les développeurs de GIMP vous reçoivent alors pour des discussions informelles lors de BOF (Birds of Feather ou « groupe de travail »).

L’ambiance y est détendue et toutes les remarques et suggestions sont ainsi écoutées directement par les développeurs de la branche principale de GIMP.

Suivez Wilber, la mascotte de GIMP !

Vous avez peut-être déjà remarqué Wilber, la mascotte officielle de GIMP. Wilber est à l’origine un coureur automobile du jeu vidéo SuperTuxKart et a même été projeté sur la façade de la Bibliothèque Nationale de France dans le cadre du Projet Blinkenlights.

Wilber fut créé quelque part aux environs du 25 septembre 1997 par Tuomas Kuosmanen et s’est vu ajouté depuis plusieurs années des accessoires ainsi qu’un kit de construction pour faciliter le processus de création de nouveaux logos incluant Wilber.

équipe de developpeurs de gimp

Les développeurs de GIMP lors de la « Wilber Week » à Madrid en 2017.

Prêt pour l’aventure GIMP ?

Si vous connaissez déjà d’autres logiciels de retouches d’image ou si vous désirez découvrir ce domaine, GIMP sera pour vous un atout incomparable à absolument tester. Gratuit, fiable et surtout très professionnel, il n’a rien à envier à ses homologues payants…

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